Souscrire une assurance emprunteur ne s’improvise pas. Plusieurs documents obligatoires encadrent la relation entre l’emprunteur et le prêteur.
Les documents d’information obligatoires
Avant toute signature, le professionnel (banque, courtier ou assureur) doit vous remettre :
- Le document d’information normalisé (IPID) pour les crédits à la consommation.
- La fiche standardisée d’information (FSI) pour les crédits immobiliers, qui précise :
- les garanties exigées par le prêteur,
- leur coût,
- la possibilité de souscrire ailleurs (principe de délégation).
- La notice d’information, jointe à l’offre de prêt, qui décrit en détail les garanties, exclusions, conditions d’indemnisation et modalités de résiliation.
Ces documents visent à assurer la transparence et à permettre la comparaison entre plusieurs assureurs.
Le coût de l’assurance emprunteur
Le prix varie selon :
- votre âge,
- votre état de santé,
- la durée et le montant du prêt,
les garanties choisies.
Il est exprimé :
- en TAEA (Taux Annuel Effectif de l’Assurance), pour faciliter la comparaison avec le TAEG du crédit,
- en montant total sur la durée du prêt,
- en coût mensuel, ajouté à vos échéances.
Exemple : Pour un prêt de 250 000 € sur 20 ans, un TAEA de 0,25 % au lieu de 0,36 % représente plus de 2 500 € d’économies.
Le questionnaire de santé et le droit à l’oubli
Traditionnellement, l’assureur demande un questionnaire médical pour évaluer les risques.
Mais la loi Lemoine (2022) a profondément simplifié les démarches :
- Aucun questionnaire médical si le prêt est ≤ 200 000 € et remboursé avant le 60e anniversaire.
- Droit à l’oubli après 5 ans pour certains cancers ou hépatites.
- La convention AERAS aide les personnes présentant un risque aggravé de santé à accéder à l’assurance.
En clair : plus besoin de justifier un passé médical lointain — une avancée majeure pour l’équité entre emprunteurs.