Erreur 3 : Courir à la vitesse V sans se faire accompagner

Erreur 3 : Courir à la vitesse V sans se faire accompagner

N’allez pas plus vite que la lumière

Les experts en matière de création d’entreprise sont unanimes : Il faut au moins une année pour démarrer son activité. Cette estimation vous servira de repère. Faites un planning intégrant le business plan, la recherche de financement, la prospection, etc. Et ne bâclez aucune étape.

Prendre son temps pour préparer son business plan

Bon nombre de ceux qui ont établi leur business plan à la hâte reconnaissent que l’élaboration de ce document n’est pas facile. Cette étape essentielle requiert du professionnalisme et beaucoup de sérieux. Rappelons en effet qu’elle consiste à rédiger un document d’environ 10 pages qui définit votre stratégie commerciale et financière. Revêtant un aspect marketing et comportant une partie financière, il doit convaincre vos futurs investisseurs. C’est en quelque sorte une demande de financement. Vous devez donc le rédiger brièvement mais clairement, puis le relire en vous mettant à la place des investisseurs, pour vérifier si votre travail est facile à comprendre. Cela nécessite du temps.

La préparation d’un business plan n’est pas une affaire de quelques jours. Le recueil d’informations, l’analyse et la réflexion, sans oublier la prise de recul avant de tout formaliser sur le papier, doivent être pris en compte dans votre timing. Ensuite, la relecture par de tierces personnes, celles qui sont compétentes, est obligatoire. Elle se termine par la correction du document.

Introduire la recherche de financement dans son timing

Le business plan ne suffit pas pour trouver du capital. Mobilisez tous les moyens en votre possession pour le faire, sachant que l’argent est le fondement du fonctionnement de votre entreprise. Il servira à payer votre salaire et celui de vos employés, à régler vos fournisseurs sans oublier les diverses contributions sociales. Il y a plus d’une trentaine de modes de financement d’entreprise. Vous aurez donc l’embarras du choix. D’ailleurs, certains ne vous conviennent pas. Il vous faudra donc du temps pour choisir tout en tenant compte de la conjoncture.

Dans la catégorie des financements bas de bilan, ceux qui contribuent à la réduction de vos besoins en fonds de roulement, figurent l’assurance crédit, le crédit stock, les affacturages tels que le reverse factoring, les options diverses telles que l’option de vente et l’option d’achat, les dispositifs fiscaux, les cautions et facilités de caisse, ainsi que l’escompte commercial.

Dans la catégorie des financements haut de bilan, c’est-à-dire ceux qui aident l’entreprise à se développer dans le moyen et le long terme, citons les emprunts bancaires, les prêts d’honneur, le capital risque, le compte courant des associés, la Bourse, le financement obligataire, le placement privé, le financement participatif, le crédit-bail ou la location, la Banque Publique d’Investissement, le pôle emploi et les subventions diverses.

Du temps pour les autres préparatifs, y compris la prospection

Prendre son temps pour s’entourer, constituer son réseau de clients tout en testant son produit avant de le lancer, former son réseau de partenaires, s’informer sur le marché où l’on va évoluer, rassembler ses ressources humaines et matérielles sont des étapes aussi importantes les unes que les autres. Bref, il faut penser à tout et ne rien prendre à la légère.

 

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