Erreur 6 : Ne pas assurer de revenu pour soi-même en tant qu’auto-entrepreneur

Erreur 6 : Ne pas assurer de revenu pour soi-même en tant qu’auto-entrepreneur

Pourquoi ne faut-il pas sous-estimer son propre revenu en tant qu’auto-entrepreneur ?

C’est un cas fréquent chez les auto-entrepreneurs. Ceux-ci ne prennent pas la peine de savoir quels impôts et charges sociales ils doivent payer afin d’assurer un avenir serein, et ce n’est pas tout. En général, ils s’octroient peu de liberté. De ce fait, ils se contraignent à travailler dur pour se dégager un revenu suffisant.

Comment se fixer un revenu ?

Avant de fixer votre revenu minimal, il faut considérer plusieurs détails. Notamment le plafond du régime que vous avez choisi, d’une part, et le taux des cotisations en fonction de votre activité, d’autre part.

Considérons à titre d’exemple un développeur (donc un prestataire de service) qui, en 2014, percevait un montant net de 24 774 €, valeur annuelle obtenue après soustraction des cotisations sociales et des frais de formation obligatoire. Il avait donc un revenu mensuel de 2 064,50 €… sans les impôts, lesquels constituent un devoir fiscal, tout comme celui d’un salarié.


LE PARCOURS DE L'ENTREPRENEUR


L’objectif de ce programme de formation est d’aider les personnes motivées et ambitieuses à créer leur premier business. 

Certains futurs entrepreneurs diront que cela valait bien le coup, mais d’autres affirmeront qu’ils gagnent beaucoup plus. Reconnaissons toutefois que 2 000 € par mois n’est pas un revenu mirobolant même si l’on considère que c’était déjà en 2014. Qui plus est, ce n’est pas un salaire, cela devrait être le bénéfice divisé par 12 sachant qu’un travailleur indépendant n’est pas un salarié. Et c’est justement ce qui fait la différence. Si vous gagnez un tel revenu depuis plusieurs années, le jour où vous irez solliciter un prêt immobilier, vous n’aurez pas la même chance qu’un salarié en Contrat de Durée Indéterminée à 2 ans d’ancienneté. Ce dernier sera plus crédible même s’il gagne moins. Un revenu conséquent est synonyme de prestige.

En plus, si vous êtes auto-entrepreneur, sachez que vous ne cotisez pas pour l’assurance-chômage. Lorsque vous cessez votre activité, c’est terminé. Vous avez donc intérêt à considérer ce détail, en souscrivant, par exemple, à une assurance privée. Autrement dit, dans le calcul de votre revenu minimal, introduisez cette couverture dans vos dépenses mensuelles.

Travailleur indépendant : avantages et inconvénients

Poursuivons la comparaison entre un employé en CDI et un travailleur indépendant sous-estimant son propre revenu :

Un salarié en CDI a sa charge quotidienne, il est obligé de travailler. Tout est régulier, son salaire est inchangé, et parfois, il a même besoin de renfort. C’est-à-dire que selon son poste, c’est même lui qui devra offrir du business pour les autres. Tandis qu’un travailleur indépendant, lui, doit tout faire, et s’il est contraint à recruter, ce sera son revenu qui en pâtira.

Un employé qui fait les 35 h hebdomadaire doit travailler annuellement 230 jours environ, tandis qu’un auto-entrepreneur « a » plus de temps libre. Mais il a le devoir de rentabiliser ses horaires. Certes, il parviendrait à faire plus de 7 heures par jour pour être plus rentable qu’un salarié, mais cette rentabilité en pâtira quand le besoin de consacrer du temps à la R&D, ou à la prospection, ou à d’autres tâches se fera ressentir. Donc, il faut considérer tous ces imprévus dans vos estimations.

Le dirigeant d’une entreprise individuelle n’a pas de hiérarchie supérieure, mais il a des clients. Il est chez lui, il peut faire ce qu’il veut, mais l’effort de concentration est beaucoup plus intense que celui d’un salarié. Aussi, s’il voudra partir en vacances, ce ne sera pas gagné d’avance.

Pour conclure, il faudra prévoir beaucoup plus y compris les imprévus, pour être rentable. C’est ce que signifie s’assurer assez de revenus pour soi-même.

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*